"Arouts7" présente une réflexion juive sur le Mont du Temple. Le Kotel, c'est le Mur occidental, connu aussi comme "Mur des Lamentations".
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Mont du Temple : "La Grande Illusion" !
Shraga Blum
jeudi 8 février 2007 - 10:38
Cette année, cela fera 40 ans que nous entendons lors des cérémonies comme dans le vocabulaire officiel, les mêmes expressions solennelles, telles que « Jérusalem, Capitale Une et indivisible d’Israël», « Jérusalem libérée », ou « réunifiée ». Les mots empreints d’émotion prononcés par le Général Motta Gour z.l. résonnent encore dans nos mémoires : « Le Mont du Temple est dans nos mains »…
Vraiment ? A en voir ce qui se passe ces derniers jours au pied de cet endroit le plus sacré pour nous, on peut en douter. Les prérogatives de souveraineté se jugent principalement à l’aune des réactions de la puissance souveraine envers ceux qui la contestent ou la menacent.
Depuis 1967, les autorités israéliennes - pratiquement sans exception - ont, pour différentes raisons, refusé d’appliquer les signes de souveraineté sur cette colline vers laquelle sont allées nos prières depuis 2000 ans, depuis toutes les contrées de l’Exil. Cela a commencé par Moché Dayan qui a refusé les clés de la Vieille Ville et concédé la gestion du lieu au Wakf, jusqu’à Ehoud Barak qui fut prêt, à Camp David, de céder officiellement la souveraineté du Mont du Temple à l’Autorité palestinienne, en échange d’une souveraineté israélienne sur….le sous-sol du lieu ! A l’époque, un député travailliste allait jusqu’à dire que « dans le cadre d’un accord Israël demanderait quand même en contrepartie, la pose d’une plaque posée sur le lieu, précisant qu’autrefois se dressait en ce lieu un Temple juif » !!
Sur le terrain, depuis quatre décennies de « souveraineté » israélienne, chaque mouvement israélien dans la zone du Mont du Temple a donné lieu à des menaces ou des émeutes savamment orchestrées et médiatisées par les autorités religieuses ou politiques musulmanes. On se rappelle des événements sanglants provoqués par Arafat lors de l’ouverture d’une porte dans les Tunnels du Kotel. Par contre, la construction de mosquées souterraines et les destructions de vestiges juifs effectuées par les Arabes, dans les Ecuries du Roi Salomon par exemple, n’avaient entraîné aucune réaction, ni du côté officiel israélien, ni des instances internationales, ni de la population juive, et ce, malgré les appels incessants et inquiets des archéologues.
Les travaux entrepris cette semaine près de la Porte des Moghrabites n’échappent pas à la règle, et les appels pressants de la gauche et de l’extrême gauche israélienne pour « faire cesser immédiatement ces travaux qui menacent la paix religieuse » montrent bien que le Peuple juif se présente divisé et peu convaincu face au mensonge éhonté, à l’insolence et à la violence des Musulmans sur la question du Mont du Temple.
Ce qui devrait inquiéter au plus haut point nos dirigeants, c’est le fait que dans cette affaire, ceux qui se montrent les plus virulents, ce sont les Arabes israéliens, par l’intermédiaire de leurs députés (comme à l’accoutumée) mais aussi à travers le rôle joué par le Parti Islamique du Nord et son représentant, le Sheik Raad Salah. Certes, l’Autorité palestinienne et le Hamas ne sont pas en reste, mais c’était une occasion « rêvée » pour eux de tenter de détourner la haine qu’ils se vouent en tentant de retourner leur population vers la « cause sacrée d’Al-Aktsa ». Mais l’attitude des Arabes israéliens, tant sur le plan politique que religieux confirme la crainte de plus en plus répandue qu’elle constituera à terme le problème n°1 d’Israël. Ils ne perdent pas une occasion de montrer que leur objectif reste la disparition d’Israël en tant qu’Etat juif.
Ceux qui ont pu voir les débats télévisés en présence de représentants arabes israéliens, ou l’attitude inadmissible du Sheikh Raad Salah’ hier face aux forces de Police sur l’Esplanade du Kotel, ont pu se rendre compte du fossé qui sépare les deux populations sur le plan de la force de la revendication : d’un côté, un monde musulman uni, sur de lui et de son droit, agressif, se levant presque comme un seul homme, depuis le Maroc jusqu’en Iran, pour défendre « son bien », et de l’autre, un pouvoir israélien qui tergiverse, s’explique avec des détails techniques superflus, s’excuse, et promet qu’il fera tout pour « ne pas provoquer de troubles ». Lors d’un débat télévisé, le représentant arabe, - hormis qu’il ne laissait pas s’exprimer ses interlocuteurs – affirmait avec force et agressivité que le Mont du Temple appartenait à l’Islam « par la force du Droit », alors que l’un de ses interlocuteurs juifs, le Pr. Moché Amirav (qui était dans l’équipe d’Ehoud Barak à Camp David) a laissé ses deux autres compatriotes israéliens pantois et déconfits, lorsqu’il affirma « que pour obtenir la Paix, il fallait ‘faire cadeau’ du Mont du Temple aux Musulmans, car après tout, il n’y a rien d’important pour nous à cet endroit, il n’y a que D-ieu, et cela ne justifie pas de lutter pour cela! » !!
Pourquoi ce qui est sans cesse montré comme un « sujet délicat et explosif pour tout le monde musulman », ne l’est pas présenté ainsi pour nous et PAR nous?
Face à la propagande, ainsi qu’aux revendications politiques et religieuses des Arabes, nous allons systématiquement de reculade en reculade, de faiblesses en abandons, leur permettant d’imposer des réalités sur le terrain mais aussi de les fixer dans leur imaginaire mythique et conquérant.Quand se lèvera-t-il une direction politique (ou religieuse) qui affirmera haut et fort nos droits sur ce lieu rêvé par tant de générations avant nous ?
En attendant, celui qui s’aplatit comme une carpette ne pourra s’étonner qu’on lui marche dessus.
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